Pour ceux qui suivent l’actualité de Tahiti (levez pas tous la main en même temps, hein), vous savez sans doute que depuis deux semaines nous sommes en période électorale pour élire les représentants à l’assemblée de Polynésie, qui elle-même élira ensuite le président de la Polynésie française. Son mandant dure a priori 5 ans, mais en pratique la moyenne est de 6 mois car le sport national est ici la motion de censure, qu’on pratique en groupe avec ses amis ou ses ennemis au choix, du moment qu’on arrive à faire chuter le président et à précipiter une fois de plus le pays dans un gouffre d’instabilité.
Car si pour le touriste de passage ces considérations sont aussi importantes que la date du prochain concert de Bernard Lavillier, il en est tout autrement pour les gens qui vivent ici, et qui suivent d’un oeil désemparé la valse de l’exécutif. Dimanche prochain aura lieu le second tour des élections, qui devrait donner une majorité (absolue, on l’espère) à justement le dernier président évincé par une motion de censure crapuleuse quelques mois plus tôt.
On distingue trois mouvements principaux en Polynésie (à l’heure ou j’écris ces lignes). Comme je suis nul en Tahitien et que de toutes façons cette langue m’horripile, je vais donner les noms des leaders plutôt que l’actuel nom polynésien.
On a donc Gaston Tong Sang (dit GTS, sic) qui est donc favori, avec son parti rouge (oui la couleur est importante, chacun a la sienne et c’est interdit de la piquer aux autres), Gaston Flosse, avec son parti orange au nom imprononçable, qui dirigeait la Polynésie au temps de Chirac mais qui maintenant subit un revers monumental du fait de ses trahisons et mensonges à répétition, et enfin Oscar Temaru, en bleu genre argentine, chef des indépendantistes (oui ça existe), et tellement ridicule quand il parle que j’en rigole à chaque fois.
C’est ce dernier qui avait remplacé GTS à la dernière mention de censure, et il l’a un peu mauvaise qu’on lui reprenne les rennes du pays… zut alors!
Voilà vous savez maintenant tout sur la politique polynésienne. Enfin presque tout. Ajoutez à cela, en vrac : la corruption, le copinage, le piston, les emplois fictifs, le détournement de fonds publics, le délit d’initié, le mensonge, la trahison, le gaspillage et l’hypocrisie et là, vous savez vraiment tout! Oui, c’est évident, je ne porte pas la politique polynésienne et les gens qui la font dans mon coeur…
Photos: Tahitipresse.pf (of course
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